Comment concilier mode et éthique ?

person Posté par: Laetitia Gentili list Dans: Textile éthique Sur: comment Commentaire: 0 favorite Frappé: 575

Comment trouver le juste équilibre entre mode et éthique ?

Vous vous sentez peut-être tiraillé entre votre goût pour le shopping et la conscience que votre comportement de consommateur a un impact sur la planète. Peut-on aimer la mode sans pour autant trahir ses valeurs ? Vous qui cherchez comment avoir du style tout en respectant l’environnement, vous trouverez ici différentes façons de concilier mode et éthique. Depuis l’achat des vêtements, à leur utilisation, et jusqu’à leur fin, voyez comme il est possible de privilégier un cycle de vie éco-responsable.

Choisir des vêtements de bonne qualité et durables

Privilégier des matériaux et tissus résistants

En choisissant des vêtements bien conçus, bien coupés et fabriqués avec des matières premières naturelles et de bonne qualité, vous devriez pouvoir les garder plus longtemps...  ou les revendre/donner lorsque vous voudrez vous en séparer ! C’est aussi plus rentable, si on y réfléchit bien : acheter moins souvent, même des produits un peu plus chers, vous fera faire des économies. Pour reconnaître une pièce de qualité, inspectez-là, extérieur comme intérieur : les coutures ont l’air solide et régulières, l’étiquette mentionne les matières et les consignes d’entretien, le tissu est relativement épais et « se tient » bien, enfin, la coupe est harmonieuse et symétrique (essayez-le pour vous en assurer).

Bien entretenir ses vêtements pour les faire durer

Un vêtement bien entretenu peut durer plusieurs années de plus. Piochez parmi les idées et conseils suivants pour prolonger leur aspect et allonger leur durée de vie :

  • espacer les lavages en machine ;

  • remplir correctement la machine (ni trop, ni trop peu, couleurs similaires) ;

  • diminuer la température du lave-linge (à 30 degrés en programme « éco ») ;

  • laver à l’envers ;

  • essorer à basse vitesse et sortir rapidement le linge ;

  • ne pas utiliser de sèche-linge ;

  • sécher à l’air libre, sur cintre ou étendoir ;

  • repasser seulement si nécessaire, sur l’envers et à température adaptée au tissu ;

  • choisir une lessive et un adoucissant bio (et doser au minimum) ;

  • respecter scrupuleusement les indications fournies par le fabricant sur l’étiquette.

En appliquant ces quelques recommandations, vous userez moins vos vêtements. Pensez aussi à les réparer (zip de fermeture éclair, boutons, trous, etc.) ou même à les customiser !

Préférer un style intemporel

Les tendances, la fast-fashion, les soldes et promotions, la publicité… sont des sirènes qui risquent de vous entraîner dans les fonds de la consommation irresponsable. Pourquoi ne pas privilégier l’achat de vêtements de qualité, sobres et intemporels, mais tellement plus « classe » ? Et lorsque vous en avez besoin, choisissez quelques pièces phares, que vous prendrez énormément de plaisir à porter, à la fois belles, confortables et indémodables. Ensuite, complétez votre garde-robe avec des articles, chaussures et accessoires, plus simples et éventuellement fantaisistes, que vous pourrez mixer au gré de vos envies et des saisons, façon capsule wardrobe. Trouvez les gammes de couleurs, matières et formes qui correspondent à votre personnalité et vous mettent en valeur tout en vous faisant vous sentir bien. C’est ce qui devrait vous guider dans vos choix, plutôt que de suivre à tout prix la mode.

Sélectionner des marques de vêtements éco-responsables

De grandes chaînes internationales produisent des collections à un rythme effréné, plus rapide que les saisons, et à des prix déraisonnablement attractifs. On en oublie la fonction première du vêtement (protéger le corps du froid, du soleil…) et même si l’on apprécie de porter de beaux habits, le fait de les payer à des prix dérisoires ne rend même plus compte du travail que représente la confection d’un vêtement de qualité. Sans parler des conditions de fabrication, non-respectueuses de l’humain et de l’environnement. Une logique qui va finalement à l’encontre des trois piliers du développement durable, que sont : l’impact social, l’impact écologique et l’impact économique. 

 

      Diagramme sur l'environnement, le social et l'économique

 

Impact social

Une entreprise soucieuse de son impact social tient compte de toutes les parties prenantes dans la définition de sa stratégie : clients, fournisseurs, investisseurs, partenaires, acteurs locaux privés et publics, etc. La dimension sociale recouvre les questions de santé, éducation, emploi, culture, inclusion, équité… 

Impact écologique

Être une marque éco-responsable, c’est se préoccuper de la préservation des ressources naturelles dans les processus de production et de distribution. C’est se demander comment limiter son impact sur l’environnement et la biodiversité, ou comment faire partie d’un écosystème sans en bousculer son fragile équilibre.

Impact économique 

Enfin, la troisième dimension, économique, est peut-être la plus évidente, mais elle pousse surtout l’entreprise à s’interroger sur la durabilité de son activité dans le temps. En effet, il s’agit de se projeter davantage sur l’avenir et les objectifs de long terme que sur les objectifs de profit à court terme.

 

Pas facile cependant de reconnaître les acteurs réellement engagés dans ces démarches. Certaines organisations le font pour vous, en attribuant des notes aux marques, calculées sur la base de différents critères (exemple : Moralscore).

Limiter la surproduction et les déchets textiles : un enjeu pour la mode éthique

L’industrie textile : la plus polluante

En France, 624 000 tonnes de produits textiles (habillement, linge et chaussures) sont mis sur le marché chaque année, ce qui représente 9,5 kg par personne et par an (chiffres 2018, source Ademe). L’industrie textile est l’une des plus polluantes et malheureusement, à côté de cela, la production de vêtements a énormément augmenté depuis les années 2000. Voilà pourquoi il est important de considérer l’enjeu de limitation de la surproduction. Comment agir à notre niveau pour continuer à s’habiller avec plaisir autant qu’avec raison ? Cela commence par se demander comment choisir ses vêtements, mais aussi auprès de qui et où les acheter. 

Se rendre en magasin de déstockage

Le déstockage est une pratique commerciale qui consiste à écouler son stock de produits en les proposant à prix plus bas que ceux d’origine. Un propriétaire peut avoir recours à cette pratique en raison d’une fermeture temporaire (pour travaux, déménagement, par exemple) ou définitive (liquidation judiciaire), ou bien à des fins de renouvellement de son stock devenu obsolète. De plus, il faut savoir que la loi anti-gaspillage de janvier 2020 interdit désormais la destruction des invendus non-alimentaires. Les magasins de déstockage, tels que Ragstore, se sont spécialisés dans l’achat en gros de produits à déstocker pour les revendre en lots ou à l’unité. Pour le consommateur, l'intérêt est bien sûr d’avoir accès à des articles neufs à prix cassés. Les vêtements sont probablement issus de collections passées mais cela évite tout de même qu’ils soient détruits et produisent des déchets sans même avoir été utilisés.

Favoriser les filières du réemploi et de la réutilisation

L’article L541-1-1 du Code de l’environnement nous donne, entre autres, les définitions des mots « réemploi », « réutilisation » et « recyclage ». Le réemploi et la réutilisation consistent bien tous les deux à utiliser à nouveau le produit, mais dans le cas de la réutilisation, le produit est passé par le statut de déchet avant de retrouver un usage. Tandis que pour le réemploi, le produit est utilisé une énième fois, à l’identique de ce pourquoi il a été prévu. Le recyclage quant à lui, est l’opération qui permet de valoriser le déchet (au sens de lui redonner une valeur) par un retraitement substantiel, afin de le rendre à nouveau utilisable. On comprend donc qu’il existe différentes façons d’envisager la fin de vie d’un produit. Pensez-y au moment, soit d’acheter un vêtement, soit de vous en séparer : il peut vivre avant et/ou après être passé entre vos mains. Vous pouvez choisir d’acheter des vêtements d’occasion, en vide-grenier, friperie ou en ligne par les applications de petites annonces ; ou encore de les échanger avec des amis, de les louer… Ensuite, confiez les pièces dont vous souhaitez vous séparer à des associations, déposez-les en points de collecte ou auprès de boutiques de l’économie circulaire.

 

Nous pouvons donc agir au quotidien pour limiter les conséquences de notre consommation de textiles sur l’environnement. Il s’agit d’adopter de nouvelles habitudes, des gestes parfois simples, pour que l’attention que nous portons à notre look ne soit pas au détriment de la beauté de la planète.

 

Ces valeurs, qui vous tiennent à cœur, Ragstore les partage également. Rendez-vous sur le site e-commerce ou à la boutique de Soorts-Hossegor pour faire connaissance.

 

Vous souhaitez vous renseigner davantage sur les matières naturelles, de qualité et éco-responsables ? Voici d’autres articles du blog qui devraient vous intéresser : « Textiles écologiques : 7 alternatives écoresponsables aux matières classiques » et « Coton organique ou biologique : ce qu’il faut savoir ».

 

Sources : 

Ademe, Le revers de mon look, 2019

Article L541-1-1 du Code de l’environnement

Loi Anti-gaspillage 

Label Lucie : https://www.labellucie.com/developpement-durable

 

 

 

Laetitia Gentili

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