Textiles écologiques : 7 alternatives écoresponsables aux matières classiques

person Posté par: Delphine Jouenne list Dans: Textile éthique Sur: comment Commentaire: 0 favorite Frappé: 329

Vous vous sentez concerné par la protection de l’environnement ? Vous cherchez des vêtements qui préservent la planète ? Vous voulez éviter la souffrance animale ? Les textiles écologiques sont faits pour vous. Voici sept alternatives écoresponsables aux matières classiques.

1. Le coton biologique

Le coton est la fibre végétale la plus utilisée au monde. Il est très apprécié pour ses nombreuses qualités : il est très absorbant, isolant et supporte bien la chaleur. Ses atouts le rendent polyvalent : il entre dans la composition de vêtements d’été ou d’hiver, d’habits techniques ou grand public, etc.

Malheureusement, la production de cette fibre est une catastrophe écologique et humaine :

·       l’irrigation des champs nécessite de gros volumes d’eau ;

·       les cultures consomment 25 % des pesticides à l’échelle mondiale ;

·       les fibres sont traitées à l’aide de produits chimiques très polluants ;

·       les acteurs de la chaîne de production peuvent s’intoxiquer et mourir.

Devons-nous éviter cette matière ? Pas forcément. Une alternative existe : le coton biologique. Sa culture est à la fois plus écologique et plus éthique. Cultivé sans produits chimiques, il ne nuit pas à l’écosystème et préserve les sols. Il consomme deux fois moins d’eau que le coton conventionnel, et il n’est pas toxique pour l’Homme.

2. Le lin

Depuis très longtemps, les tissus en lin sont appréciés pour leurs multiples atouts :

·       thermorégulateurs, ils maintiennent au chaud l’hiver et gardent au frais l’été ;

·       absorbants, ils retiennent l’humidité, l’éloignent du corps et sèchent rapidement ;

·       résistants et durables, ils s’améliorent et s’adoucissent à chaque lavage.

En plus des qualités propres à sa fibre, le lin est un textile écoresponsable. Le cultiver ne requiert ni irrigation ni produit chimique ; la plante capte le CO2 et assainit l’atmosphère ; la transformation du lin en tissu consomme peu d’énergie.

Enfin, le lin est LA fibre locale par excellence. La France en est le premier producteur au monde. Cultiver cette plante permet donc de maintenir des emplois dans l’Hexagone, ce qui ne gâche rien.

3. Le chanvre

Comme pour le lin, la culture du chanvre est très écologique. Cette plante nécessite très peu d’irrigation et aucun produit chimique, car elle est très résistante. Le chanvre se cultive très rapidement, et il contribue à régénérer les sols. Enfin, la plante absorbe du CO2 et préserve l’atmosphère.

En plus d’être une matière écologique, le chanvre offre de précieux avantages :

·       résistant, il donne des textiles très solides ;

·       antibactérien, il permet de lutter contre les mauvaises odeurs ;

·       thermorégulateur, il protège de la chaleur en été et isole du froid l’hiver ;

·       facile d’entretien, il fait aussi écran contre les UV.

4. Le jute et le liège

Le jute est obtenu à partir de l’écorce d’arbre à jute. Sa culture est écologique : elle nécessite peu d’eau et aucun produit chimique ; cette fibre absorbe du CO2 et relâche de l’oxygène ; ce textile est biodégradable, il n’émet pas de gaz toxiques quand il est brûlé.

Le liège est également issu d’un arbre : le chêne-liège. On obtient le liège en prélevant de l’écorce sur cet arbre, tous les neuf ans. La production de cette matière ne génère pas de déchets, et les chênes-lièges apportent beaucoup à l’environnement : ils captent deux fois plus de CO2 que les autres arbres.

La toile de jute est très appréciée pour son aspect rustique et sa solidité, le liège séduit par sa résistance et ses propriétés déperlantes (l’eau ne rentre pas). Ces deux matières sont idéales pour la fabrication de chaussures, de sacs et d’accessoires. Elles constituent ainsi une excellente alternative au cuir, et permettent d’éviter la souffrance animale.

5. La laine de mouton shetland ou d’alpaga

En matière de souffrance animale, la filière de la laine est mauvaise élève. Les animaux vivent très souvent dans des conditions effroyables. De plus, les élevages de chèvres (laine cachemire) provoquent une désertification des sols : elles broutent l’herbe jusqu’aux racines, l’empêchant de repousser. Doit-on se passer de cette matière pour autant ? Heureusement, non. Il existe des alternatives écoresponsables aux laines conventionnelles : la laine de mouton shetland et celle d’alpaga.

Les moutons shetlands vivent en Écosse. Ils produisent une laine très chaude et résistante. Utiliser leur toison est un geste écologique à tous points de vue :

·       les animaux sont élevés de façon traditionnelle ;

·       leur poil tombe naturellement au printemps, il suffit de le ramasser ;

·       il possède différentes nuances (blanc, marron, noir) et peut se passer de teinture.

Les alpagas viennent d’Amérique latine. Leur laine est très appréciée pour sa douceur, sa légèreté, sa solidité et ses propriétés hypoallergéniques. Là encore, la matière n’a pas besoin de teinture : l’animal propose 22 couleurs naturelles (blanc, noir, gris, plusieurs tonalités de marron). De plus, l’alpaga vit lui aussi dans des élevages traditionnels préservés, et il est tondu une seule fois par an. Enfin, c’est une bête respectueuse des sols, car elle n’arrache pas les racines quand elle broute.

6. Le lyocell et ses cousins, le modal et le cupro

Le lyocell est une matière artificielle. Il est fabriqué à partir de pulpe de bois (eucalyptus le plus souvent). On l’obtient par un procédé de filage faisant intervenir des solvants. La production de lyocell est respectueuse de l’environnement : elle nécessite beaucoup moins d’eau que le coton ; les solvants utilisés ne sont pas toxiques ; ils sont récupérés et recyclés jusqu’à épuisement.

Le lyocell est un tissu biodégradable, respirant et résistant. Très doux, il constitue une excellente alternative à la soie. Ainsi, le lyocell est de plus en plus employé dans la mode éthique.

Deux autres matières sont fabriquées selon le même procédé : le modal, venant du bois de hêtre, et le cupro, issu des déchets de coton.

7. Les matières recyclées

Sur le plan de l’écologie, les textiles recyclés sont très intéressants. Ils sont issus de matières polluantes (coton, fibres synthétiques) ou liées à la souffrance animale (cuir, soie, laine). Ces textiles présentent plusieurs avantages :

·       ils augmentent la durée de vie des matières, et réduisent leur impact environnemental ;

·       ils évitent la production d’une nouvelle fibre ;

·       ils luttent contre le gaspillage.

De plus, de nombreuses entreprises françaises sont spécialisées dans le recyclage du cuir, de la laine ou des matières synthétiques. Utiliser ces textiles soutient donc l’emploi et l’économie en France.

Malgré ces avantages, l’utilisation de fibres recyclées ne résout pas tous les problèmes. Prenons l’exemple du PET (polyéthylène téréphtalate) recyclé. À chaque lavage, le tissu rejette des microbilles de plastique qui polluent l’eau. L’idéal serait donc de remplacer le PET (polluant) par son équivalent écoresponsable.

En résumé, privilégier les textiles écologiques devient une nécessité pour :

·       préserver la planète ;

·       mettre fin à la cruauté animale ;

·       protéger celles et ceux qui produisent les fibres.

Pour toutes ces bonnes raisons, nous avons choisi d’agir. Chez Ragstore, nous travaillons avec des marques soucieuses de l’environnement. Découvrez vite nos gammes pour homme et pour femme !

Merci à Delphine Jouenne pour cet article !

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